19 mai 2011

Neuf mois après...

Bonjour à tous,

 

Nous espérons vous trouver tous en grande forme, la tête pleine de projets pour aborder la saison estivale.

De mon côté, je me décide à poster quelques nouvelles pour les personnes parmi vous qui ne nous ont pas oubliés et qui nous envoient encore, parfois, un petit mot.

Neuf mois que nous sommes rentrés! Le temps d'une grossesse...

L'heure de l'accouchement a sonné. Mais il n'y a rien. Pas de nouveau bébé. Pas de projet. Pas de certitudes. Pas l'ombre d'un départ. Rien. Le néant.

Nous ne sommes partis qu'un an mais ce départ faisait déjà suite à une profonde remise en question par rapport au sens de la vie. Nous avons expérimenté autre chose et vécu en mettant en avant d'autres priorités que celles que nous avions avant le voyage. Nous savons que d'autres voyageurs, voire certaines familles d'expatriés, ont difficile à recouvrer un équilibre une fois de retour et ce, quelle que soit la durée de vie ailleurs et quel que soit cet “ailleurs”. Certaines autres familles se réadaptent rapidement et reprennent leur existence d'avant. D'autres familles ferment une fois pour toute la parenthèse, d'autres encore repartent, d'autres enfin partagent leur ressenti avec des familles 'qui peuvent comprendre' et enfin, moi, je décide de partager notre vécu sur notre blog car, si il est bien une question qui inquiète les futurs voyageurs, c'est celle du retour!

Nous n'avons pas vécu que des moments faciles en voyage, ceux qui nous ont suivi et qui nous ont lu le savent bien. Par contre, même en Iran, nous nous sommes sentis libres en ce sens que nous pouvions dormir quasiment n'importe où, que nous pouvions organiser nos journées comme bon nous semblait et que si je devais porter le foulard, je ne devais par contre porter aucun masque puisque je pouvais être moi-même.

Par ailleurs, nous n'avions aucune obligation à cotoier des gens que nous n'avions pas envie de voir. Souvent, les gens venaient vers nous et nous offraient de partager une parole, un thé, un repas, une nuit dans leur maison, … Pas d'engagement, pas de vaines promesses, pas d'attente. Carpe diem, dans le respect de la différence. Libres ils sont de garder contact avec nous au delà des frontières. Libres nous sommes de faire de même. Et aujourd'hui encore, nous avons des contacts avec des Iraniens, des Syriens, …

Se réveiller chaque matin dans un nouveau lieu nous émerveillait et nous offrait chaque jour de nouvelles choses à découvrir. Des nouveaux challenges, aussi: une nouvelle langue voir un nouvel alphabet, de nouvelles rencontres, des tracasseries administratives, … Mais du changement, toujours. Rien n'était jamais monotone même si nous avions une certaine routine dans le camion...

Casimir a deux nouvelles copines, des lapines bélier prénommées Noisette et Chataigne.

 

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Nicolas et Romane réussissent toujours très bien à l'école. Romane poursuit sa quatrième année et apprend de nouvelles choses. Nicolas, en sixième, ne fait que revoir ce qu'on lui a enseigné l'an passé. Il passera son CEB dans quelques semaines. Ils ont des amis et les contacts ont repris tout à fait simplement. Ils font du sport et Romane apprend à jouer de la flûte traversière. Et puis, il y a le reste. Ce qu'on aime beaucoup moins... Ils savent que jouer avec des simples cailloux sur les bords d'une rivière est un jeu de bébé, que ne pas possèder un iphone voire un ipad à onze ans fait d'eux des loosers, que si les parents refusent qu'ils jouent à GTA, c'est que ces derniers sont des c..., que l'école est obligatoire mais qu'il faut se battre pour pouvoir s'inscrire dans une école qui soit à la fois de qualité et proche de chez soi, que papa peut avoir une contravention en roulant à du 140 la nuit sur une autoroute déserte mais qu'un autre conducteur, qui tue un enfant en conduisant ivre sera innocenté, … et puis, ils voient et analysent ce que nous, les parents, vivons.

Silvio, bon petit soldat, a repris son travail. Il quitte la maison très tôt, pour rentrer très tard et assez fatigué. Le week-end, comme tout le monde, on court partout pour faire ce qui n'a pas pu être fait en semaine. Il ne se plaint pas. Jamais. Ce n'est pas son genre... Il se contente de regarder les camping-car des touristes hollandais sur le sol belge et analyse le bivouac qu'ils se sont choisis. Les vieux reflexes reprennent le dessus.

Pour moi, toujours contestataire, les choses se sont passées autrement.

Je terminais une formation de cinq ans avant notre départ. Je m'attendais à obtenir mon diplôme à mon retour. Il n'en fut rien, magré d'excellents résultats. Les formateurs ont changé les règles du jeu en cours de cursus et qui ne fait pas leurs quatre volontés voit son diplôme pris en otage. Peu de recours possible. Et de toute façon, qui a déjà eu affaire à la justice belge ne se risquera jamais à porter l'affaire au tribunal. Ils le savent et en profitent. Cela se passe en Belgique, en 2011! Nouvelle leçon de choses pour nos enfants: vous étudiez pendant cinq ans, ne manquez pas un cours, rendez tous vos devoirs dans les temps, faites de superbes résultats et, bien sûr, payez des sommes assez consquentes mais n'obtenez aucun diplôme. Il va leur en falloir, de la volonté pour faire des études après ça!

Autre fait notoire, je me suis faite licencier. Par mon voisin devenu directeur pendant notre absence (c'est bien ma chance d'être tombée sur lui alors qu'il y a onze millions d'habitants en Belgique!). Après onze ans de boite dont un réengagement après un départ volontaire. Sans autre raison sur le C4 que “mésentente” (après onze ans, il était temps de s'en rendre compte!). Sans jamais avoir reçu une quelconque remarque. Jalousie? Toujours est-il que j'ai été remplacée par quelqu'un de moins qualifié que moi. Et que ma chef de service, également moins qualifiée et qui commet erreur sur erruer, est toujours à son poste. C'est comme ça, dans certains centres médicaux en Belgique. On peut commettre toute les erruers qu'on veut tant qu'on ne remet pas le fonctionnement de la boite en question. Et tant pis si des enfants meurent ou si d'autres rentrent en week-end pour se faire sexuellement abuser à deux ans. C'est dur à lire mais ce sont des faits rééls.

Pendant plusisuer mois, j'ai été détruite psychologiquement. Jusqu'au jour où j'ai compris qu'en fait, mon licenciement était une chance. Bon, je ne peux pas me la couler douce au chômage car je suis infirmière et l'onem se charge de me trouver du boulot, tous plus foireux les uns que les autres. En cas de refus, je me fait à nouveau licencier. Du chômage, cette fois. Donc, je préfère me détacher de cet organisme même si les fins de mois sont moins roses qu'avant. Mais bon, en contrepartie, je ne suis plus complice de leurs agissements. Je ne passe plus ma vie à essayer de la gagner. Je ne paye plus des frais de déplacements exhorbitants pour avoir le droit de travailler et d'être taxée à 55%, mes gamins ne passent pas leurs vacances à la plaine, je fais mes courses autrement, je chine et restaure différents petits objets, … Je suis passée experte dans l'art de la procrastination. Bref, je vis un peu comme en voyage: je fais le minimum obligatoire et le reste de temps, je gère à ma guise. Je fréquente qui je veux, je souris à qui j'ai envie, … Je ne dois rien à personne.

Mais que dire, une fois encore, à nos enfants? Travailler bien, ne soyez jamais malades, soyez juste et ayez une certaine éthique personnelle ainsi vous vous ferez licencier!

Si Romane est encore loin de toutes ces considérations, Nicolas, toujours aussi épris de justice, est révolté...

Les gens veulent entendre qu'ici, en Belgique, on est bien. On est même mieux que partout ailleurs, il paraît... Peut-être. Mais ailleurs, on ne nous a pas fait le mal qu'on nous a fait en Belgique en quelques petits mois. Ailleurs, on n'a jamais ressenti la solitude ressentie ici alors qu'ailleurs, on ne connaissait personne. On nous parle de ce que la Belgique offre sur le plan social. On entend mais on n'y croit pas. On n'a jamais rien eu, aucune bourse, aucune prime, juste un credit-temps, largement payé par nos multiples cotisations et taxes. Maintenant que je vivrais bien du chômage, je n'y ai pas droit. Par contre, Silvio a toujours le droit de cotiser... Idem pour les pensions.

Après neuf mois, on continue à se faire insulter alors qu'on n'oblige personne à nous fréquenter. Toutes ces insultes nous blessent. Certaines nous font sourire aussi. Ainsi, un membre de notre famille qui nous traite de 'raciste'.

On a changé de nom aussi. Nous nous appellons “ça”. Parce que quand on a voyagé, on ne peut plus se plaindre de rien. Si vous trouvez que le pain coûte cher, on vous répond “Ca sait faire le tour du monde – ce qui est faux pour tout qui connait un tant soit peu sa géographie – et ça rouspète sur le prix du pain”. Si vous trouvez superflu de payer l'ipad dont je parlais plus haut à votre fils, vous entendez: “Ca sait s'acheter un camion mais ça refuse de gâter son enfant”... C'est d'ailleurs vrai, 'gâter' notre enfant et en faire un fruit pourri avide de posséder n'est pas vraiment dans nos projets...

 

Alors, nous ne savons pas encore quoi faire de notre vie et qu'elle direction lui donner... Repartir? “Ca” n'a plus de sous, surtout depuis le licenciement. Déménager et aller élever des biquettes dans un trou perdu en France? “Ca” y pense. Tout revendre ici et créer un autre projet de vie ailleurs? “Ca” y réfléchit. Le tout est de trouver NOTRE solution, celle qui satisfera tous les membres de la famille, qui, bien entendu, pour compliquer encore les affaires, ont des aspirations différentes.

Ce qui est certain, c'est qu'il est urgent pour nous d'arrêter un projet.

Ce qui est certain également, c'est que sans nos amis, nous ne serions plus là. Parce que si nous avons perdu bons nombres d'amis d'avant, nous en avons rencontré d'autres qui sont formidables.

Merci donc à nos parents, à mes frères et à ma belle-soeur. Merci aux autres voyageurs, passés, présents ou futurs avec qui ont peu passer des heures à se souvenir. Merci à Valérie, Selim, Petra, Michel, Valérie, Brigitte, Florence, Christian, Carine, Marie, Laureline, … Et tout ceux que j'oublie.

Merci pour tout et surtout, merci d'être simplement présents.

 

 

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Posté par Le scrap du ry à 12:40 - Commentaires [11] - Permalien [#]


Commentaires sur Neuf mois après...

    Ah!

    Bon ben je suis contente que tu aies enfin mis tout ça quelque part par écrit.
    Il vous aura fallu une bonne année de préparation pour votre voyage, peut-être que la maturation et la concrétisation du projet suivant prendra un peu plus de temps mais vous y arriverez!
    Sérieux...le BW, ça craint!
    Biz!

    Posté par Val&Selim, 19 mai 2011 à 12:59 | | Répondre
  • Je suis d'accord avec le commentaire précédent. Ca ressemble à un sacré coup de gueule et c'est salutaire! Je n'ai pas de conseil à te donner... Je comprends. Rentrer d'ailleurs a, sans doute, été une des plus grosses claques reçues, jusqu'à présent, pour moi. Mais je sais qui m'envoie les gifles, l'attitude de ces gens-là, ne m'inspirent que du mépris et je ne tends pas la joue. Surtout, reste toi-même. On se voit bientôt? Je t'embrasse.

    Posté par Van Hecke Family, 19 mai 2011 à 13:20 | | Répondre
  • Et je crois que tu nous fais un tout petit résumé de ce que vous avez vécu pendant les mois passés.
    En te lisant je ressens beaucoup de rancoeur et d'amertume et j'imagine bien que si vous pouviez, vous quitteriez tout de suite votre pays actuel.
    Cette expérience de voyage vous a fait voir le monde autrement et le retour n'a pas été facile.
    J'espère que tu retrouveras ta plénitude.
    De gros bisous et bon courage.

    Posté par Audrey Vast, 19 mai 2011 à 14:10 | | Répondre
  • he bien dur dur l'après voyage!revivre dans "le système",l'engrenage de nos pays riches(riches de quoi d'ailleurs?de moultes futilités,sûr!dans lesquelles on s'installe facilement..!)quand on a vécu le voyage,l'ailleurs,je comprends que c'est difficile.c'est pourquoi nous quand on partira c'est pour ne pas revenir puisque de toute façon,on n'aura plus de maison.notre maison sera le camion jusqu'au cimetière ou la maison de retraite.mais voilà ma maison n'est pas vendue alors le projet traine.et je désespère d'avoir un jour le camion qu'on veut.l'immobilier en ce moment c'est calmos!pourtant y a de quoi faire chez moi:chevaux,tourisme,culture,élevage,..entre autres.faut seulement être motivé et avoir un peu de sous(toujours les sous!le nerf de la guerre!)pour avoir une bonne qualité de vie à la campagne.je vous souhaite de retrouver du courage et un peu d'envie.et merci de ces nouvelles d'après baloo.à+Elyane

    Posté par elyane, 19 mai 2011 à 17:43 | | Répondre
  • Contente de vous relire et d'avoir des nouvelles de vous. Les gens sont comme ça, médisant, blessant, jaloux (certainement). Je trouves effectivement votre retour un peu dur et triste ! Je suis sûr que baloo se fera une joie de repartir avec vous, parce que vous êtes "vous" et pas "ça" !
    La vie vaux le coup d'être vécue si nous la vivons, votre voyage est une chose unique. La richesse que vous avez apporter à vos enfants au grès des pays est la plus belle richesse du monde : celle du coeur ! Moi, je vous envie d'avoir eu le courage de faire cette méga sortie culturelle qu'aucun ouvrage ne peut retranscrire.
    Je vous souhaite d'être heureux, ici ou ailleurs, avec baloo ou des biquettes !!
    En espérant avoir de nos vos nouvelles pour la prochaine épopée !
    Amicalement
    Cécile

    Posté par scrap'cé, 20 mai 2011 à 01:03 | | Répondre
  • Cela s'appelle faire le bilan, mais tous les voyages intérieur nous rendent différent nous ouvrent les yeux et surtout brisent les chaines qui nous tiennent tel de petits moutons, ce qui t'arrive est salutaire et normale, ton voyage à servi à quelque chose, ce n'est pas pour rien que le hasard c'est penché sur ta vie.
    Être différent n’appartient pas à tous le monde, garder les yeux ouvert et être libre, c'est le résultat du voyage, mais il faut manger et payer ses factures, vous avez passé 1 année en autonomie quasi complète, dur dur de se retrouver dans les rangs, tu as,on a tous au fond de nous le secret de notre autonomie et les réponses a nos questions, il faut juste se poser les bonnes questions et trouver les bonnes réponses...et toi tu as parcouru la moitié du chemin.....bon courage et plein de soleil autour de ta famille....

    Posté par marie, 20 mai 2011 à 10:09 | | Répondre
  • sacré commentaire....à la sauce Françoise ) mais bien tapé, je m'empresse de le dire.
    Je lis pour l'instant "longue marche" un livre en 3 tomes. c un sexagénaire qui parcours l'ancienne route de la Soie d'Istanbul à Xiyang. 12000 Km de chemins à parcourir. Passionnant, j'ai l'impression de marcher avec lui, un peu comme je lisais votre blog. Comme toi, il par le des village, des populations du thé qu'on l'invite à partager, des caravansérails, des coutumes, de l'hospitalité des gens qui n'ont rien mais qui donnent ... Vraiment chouette.
    rassure toi : pas de GSM pr mes enfants, pas d'Ipod, pas de MP3 (juste un pr moi pr courir ), surtout pas de GTA....une DS et PStation 2 avec graaaande modération....contrairement à ceux de leur classe....un décalage, il y en a un, inévitablement mais, dans la mesure du possible, on leur explique le pourquoi des choses et ils comprennent les braves....ms jusqu'à quand ??
    Pas de panique ma belle, je suis certaine qu'on est dans le bon ) Courage et bisous !!

    Posté par sylviane, 27 mai 2011 à 14:30 | | Répondre
  • tu y es presque!

    je suis tout a fait d accord avec le message de marie. L apprentissage de la vraie liberte que procure le voyage a long terme change tout une fois qu on l a connu.
    je suis sure que vous allez trouver votre equilibre et raliser vos projet car vous n avez pas peur de prendre des decisions radicales et de vous y tenir.
    nous avons obte pour des voyages a moyen terme et de travailler environ 6 mois.
    la vous etes assis entre deux chaise car vous vivez un peu comme avant et on vous fait ressentir cruellement votre difference. vous trouverez un projet qui vous mettra au diapason avec vous meme et l acceptation de la part de l autre viendra d elle meme.
    je vous embrasse fort tous, et une fois de plus vous remercie pour votre partqge et votre franchise.
    je reitere bien sur notre invitation en dordogne!
    la famille Tortue

    Posté par nathalie tortue, 29 mai 2011 à 09:50 | | Répondre
  • May the peace prevail on earth

    C est une phrase bouddhiste, il faut entendre que ça commence par notre coeur, alors respire jolie fleur, tourne toi au soleil et grandis, ton message m a touché c est le seul que j ai lu et je ne te connais pas....mais la vie est belle surtout pour les free people, transforme toi papillon et fais confiance a ton instinct
    je vous aime amis voyageurs
    Lambu

    Posté par Lambu didi, 07 juillet 2011 à 00:52 | | Répondre
  • J'ai souvent lu ton compte-rendu de voyage, avec beaucoup d'admiration pour cette grande aventure. Je n'ai pas laissé de commentaires et je m'en excuse.... J'ai regardé les photos de ce magnifique périple,les yeux brillants et le sourire aux lèvres. Et aujourd'hui en lisant ton dernier commentaire, les larmes me montent aux yeux. Forcément, tu devais t'attendre à ce que la reprise de la vie ordinaire soit difficile... Mais là je crois vraiment que tu en as pris plein la figure! Le boulot perdu, la formation non certifiée,l'incivilité des gens,le matérialisme qui fait de nos enfants des consommateurs précoces. Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis:les gens droits et honnêtes se font coincer à la moindre petite incartade,les malhonnêtes, voleurs,et abuseurs en tous genres passent allègrement entre les mailles du filet. C'est décourageant et révoltant. Chaque jour je m'énerve en lisant le journal: vol à l'arraché dont le coupable(19 ans) est déjà connu pour 26 faits....et autres joyeusetés: à vomir!!!! Parfois ça me rend malade de vivre et d'élever mes enfants dans ce monde, dans ce pays, en essayant de faire d'eux des personnes honnêtes, responsables et respectueuses, en sachant qu'ils se feront écraser par ceux qui n'ont aucun respect,aucun sens de la droiture. Devrait-on leur apprendre que pour réussir dans la vie, il ne faut pas hésiter à marcher sur la tête des autres? Qu'il faut frauder, établir des combines pour contourner les lois???? Je suis ecoeurée.... Un dernier mot pour ce qui me sidère le plus dans ton récit: les amis qui te tournent le dos: des envieux! Je peux te dire que si mes amis avaient la chance de vivre ce que vous avez vécu, je serais admirative et j'aurais mille questions à leur poser!!! Ces gens ne méritaient sans doute pas le statut d'amis... Bonne continuation... Flo

    Posté par Floralix, 13 juillet 2011 à 10:16 | | Répondre
  • Mes enfants sont partis vivre dans le Haut-Jura. Climat faussement rude, beaux paysages mais surtout, gens accueillants et solidaires.

    Et les négatifs comme ceux que vous décrivez, ils n'en voient guère !

    Posté par PMB, 02 février 2012 à 20:05 | | Répondre
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